Ces infographies sont conçues comme un repère clinique : elles rassemblent des signes fréquemment observés dans les Troubles du Neurodéveloppement (TND) afin d’aider à comprendre les grandes catégories (DSM-5-TR). Elles ne sont pas exhaustives et ne décrivent pas “une personne type” : chaque profil est singulier, et les manifestations peuvent être subtiles, variables, compensées ou changer selon le contexte (âge, fatigue, environnement, ressources).
Un point essentiel : les TND s’entrecroisent très souvent. On parle alors de co-occurrence / comorbidités. Par exemple, l’association TSA + TDAH est très fréquente : une méta-analyse rapporte environ 38,5% de TDAH actuel chez les personnes TSA (et 40,2% sur la vie entière), tandis que d’autres synthèses rapportent des taux plus élevés selon les échantillons et critères (jusqu’à 50–70% dans certaines études). ScienceDirect+2Frontiers+2
Dans l’autre sens, on retrouve aussi des diagnostics TSA chez des enfants déjà identifiés TDAH (environ 13% dans des travaux cités). PMC+1
Ces chiffres varient selon les méthodes, l’âge, et les populations étudiées : l’idée à retenir est que “un trouble” vient rarement seul, et que la lecture la plus juste reste toujours centrée sur la personne, pas sur une liste.
Enfin, il existe des différences de repérage selon le sexe. Par exemple, le TSA est encore plus souvent identifié chez les garçons : le réseau ADDM (CDC) rapporte un ratio d’environ 3,4 garçons pour 1 fille chez les enfants de 8 ans (données 2022). Santé Publique France
Pour le TDAH, les études cliniques retrouvent souvent davantage de garçons diagnostiqués, avec des ratios qui se réduisent nettement lorsqu’on regarde les symptômes en population générale (ce qui suggère un sous-repérage chez les filles). PMC+1