À toi, le parent qui navigue sans relâche pour trouver des solutions.
À toi qui portes beaucoup, souvent en silence.
Respire.
Pose-toi un instant.
Ici, tu peux t’arrêter.
Juste un moment.
Je vais te parler en mon nom.
Parce que ce que je vais écrire, je ne l’ai pas appris dans des livres.
Je l’ai vécu. Et je le vis encore.
J’ai fait une dépression.
Pas par manque d’amour pour mes enfants.
Mais parce qu’à force de tenir, d’expliquer, de justifier, de m’adapter,
j’ai fini par perdre pied dans un monde qui ne voulait pas comprendre.
L’épuisement ne vient pas seulement de l’intérieur.
Il vient aussi de l’extérieur.
Du regard des autres.
Du jugement permanent.
De cette impression d’être toujours en faute.
Se garer sur une place handicapée avec un enfant qui n’a pas “l’air” handicapé.
Sentir les regards.
Les soupirs.
Parfois les remarques.
Au parc, les silences lourds.
Les regards qui jugent.
Et parfois les phrases assassines.
“Encore un enfant roi.”
“Il faudrait être plus ferme.”
Ces mots s’insinuent.
Ils fissurent.
Ils te font douter de ton intuition, de ton amour, de ton jugement.
À force, tu finis par ne plus te faire confiance.
Et quand tu ne fais plus confiance à toi-même,
tu perds pied.
Petit à petit, le monde devient hostile.
Sortir coûte trop cher émotionnellement.
Chaque interaction devient une menace.
Alors tu t’isoles.
Pas parce que tu veux fuir,
mais parce que c’est parfois la seule façon de survivre.
Nous sommes des parents, oui.
Mais pas seulement.
Nous portons des casquettes qui ne nous appartenaient pas au départ.
Psychologue.
Infirmière.
Enseignant.
Coordonnateur.
Interprète du monde pour notre enfant.
Nous devons nous former, souvent seuls.
Apprendre des mots que nous n’aurions jamais voulu connaître.
Prendre des décisions lourdes.
Et parfois, au milieu de tout ça,
trouver la force de nous sortir du néant par nous-mêmes.
Je veux être très claire ici.
Chaque parent est différent.
Chaque histoire est différente.
Je ne donnerai aucun conseil de prise en charge psychologique sur cette page.
Je sais, pour l’avoir vécu, que malgré les psychothérapies, les TCC, les approches alternatives,
il n’existe pas de solution universelle.
Certaines choses m’ont aidée un temps.
D’autres non.
Et aucune n’a été, à elle seule, la clé.
Ce qui m’a permis de tenir, puis de remonter,
je l’ai puisé en moi.
Pas par héroïsme.
Pas par volonté magique.
Mais parce qu’à un moment donné,
il n’y avait plus que ça.
Si j’ai créé Welcome Inclusive,
c’est à partir de cet endroit-là.
De cette solitude.
De cette fatigue.
De ce sentiment d’être abandonnée par le monde tout en portant l’essentiel.
Welcome Inclusive est né pour que les parents ne soient plus seuls face à ça.
Pas pour expliquer de plus.
Mais pour soutenir mieux.
Et c’est dans cet esprit que nous avons pensé une intelligence artificielle différente.
Pas une IA de plus sur le marché.
Pas une machine qui sait mieux que toi.
Mais une présence disponible,
quand tout le monde dort,
quand la fatigue est trop grande,
quand tu as juste besoin de poser ce que tu vis, sans être jugé(e).
Une présence 24h/24, 7j/7,
pensée comme un appui,
pas comme une solution miracle.
Mais je veux le dire clairement :
sans toi, sans vous, cette IA n’a aucun sens.
Elle ne remplacera jamais le lien humain.
Elle n’existera que pour soutenir, jamais pour décider à ta place.
Elle est pensée comme un relais, pas comme un substitut.
Si tu lis ces lignes et que quelque chose résonne en toi,
si tu te sens épuisé(e), isolé(e), coupable,
sache une chose essentielle :
Je te crois.
Je te comprends.
Et tu mérites du soutien, toi aussi.
La Fondatrice
Aurore